Aurélie Banco, Fondatrice & Dirigeante de Co – Lab – Ora, nous parle de son « IRIIG Experience » !

  • Peux-tu te présenter et nous expliquer brièvement ton parcours ?

Je m’appelle Aurélie Banco, et je suis la fondatrice de Co-Lab-Ora. J’ai 15 ans d’expertise dans les laboratoires de formulation de maquillage, secteur dans lequel j’ai travaillé à la fois pour des marques et des sous-traitants. J’ai commencé ma carrière technicienne de formulation, puis j’ai évolué jusqu’au poste de responsable de laboratoire. J’ai conservé comme fil rouge toutes ces années l’innovation, à la fois technologique, mais aussi dans les processus mis en place au sein des laboratoires avec les équipes internes, comme avec les services externes, en Open Innovation.

 

  • Qu’est-ce qui t’a poussé à retourner sur les bancs de l’école après plus de 10 ans au sein d’un grand groupe (L’Oréal) ?

J’étais à un moment de questionnement dans mon parcours professionnel, qui ne répondait plus à mes attentes. J’étais également attirée par l’entrepreneuriat et par le management de l’innovation, qui sont deux univers qui m’intéressaient beaucoup. Malgré mon incertitude quant à mes projets, notamment celui d’entreprendre, j’avais envie de prendre du recul par rapport à mon background scientifique, comprendre comment une entreprise fonctionnait réellement. Concernant l’innovation spécifiquement, je souhaitais aussi m’enrichir, plus précisément en termes de méthodologies et d’ouverture d’esprit sur cet aspect-là. Mon but était réellement de développer un nouveau regard sur l’innovation et l’entrepreneuriat, que je n’avais jamais eu avec mon parcours technique. Pour autant, mon bagage technique me sert toujours au quotidien, mais l’Executive MBA m’a permis de le valoriser différemment.

 

  • Quelles craintes avais-tu vis-à-vis d’un programme « aussi musclé » qu’un MBA ? Quels éléments t’ont fait prendre ta décision finale ?

J’ai entamé l’Executive MBA dans un moment de ma vie où ma situation familiale venait de changer, puisque je venais d’être maman pour la seconde fois, c’était donc très compliqué de concilier ma vie de famille avec ma vie professionnelle. Ma réelle crainte était donc une question de charge de travail et de gestion du temps. J’ai pu surpasser cette peur au travers de la méthodologie qu’IRIIG a mise en avant, notamment grâce au fait que l’on puisse s’organiser, et que certains moments soient réservés aux missions. J’ai pris la décision, lorsque j’ai débuté la formation, de quitter mon emploi, ce qui m’a permis d’être à 100% sur ce projet-là.

 

  • Quelles étaient tes attentes en rejoignant le programme Executive MBA d’IRIIG ?

J’avais besoin à ce moment-là de faire le point sur mon projet professionnel, puisqu’il n’était clairement pas abouti. Quand j’ai démarré IRIIG, j’ignorais que j’allais entreprendre, que je réussirais aussi bien à travailler sur moi, et que je pourrai me projeter aussi sereinement dans des projets. Je pense que j’avais aussi envie de retrouver ce que j’avais perdu en entreprise, comme le lien avec d’autres personnes qui ont eu des parcours différents. Je savais que j’allais être dans un environnement bienveillant, qui va m’aider et me donner une impulsion dans ce moment de questionnement. Mes attentes ont évolué lors de l’année, notamment au niveau de mon propre projet entrepreneurial, qui a débuté en mars. Lorsque j’ai eu ce déclic, j’ai eu besoin d’être accompagné dans ma création d’entreprise avec toute l’aide qu’IRIIG pouvait m’apporter.

 

  • Tu as été diplômée d’IRIIG en octobre 2020. Comment as-tu pu mettre à profit les apprentissages reçus à IRIIG dans le lancement de ton entreprise ?

Puisque j’ai créé mon projet pendant mon Executive MBA, chaque moment où j’étais en cours me donnait de nouvelles idées à mettre en place pour mon entreprise. Par exemple, certains éléments qui m’ont été les plus utiles au démarrage de mon projet venaient de mes cours, que ce soit la création de mon business plan stratégique et financier, la structuration de mon dossier, ou encore la connaissance de termes techniques.

 

  • Tu as participé à ce qui est par la suite devenu le parcours d’incubation dédié aux entrepreneurs de l’Executive MBA IRIIG, en quoi cela a-t-il permis l’accélération de ton projet ?

Dans un premier temps, ce programme a permis d’accélérer mon projet en termes de réflexion collective, par exemple, lorsque j’ai élaboré mon premier business plan stratégique, j’ai tout de suite pu le challenger avec deux de mes camarades. Cela m’a permis de l’améliorer rapidement et efficacement. Dans un second temps, IRIIG a toujours essayé de mettre en avant mon projet, Stephan s’est toujours rendu disponible pour répondre à mes questions sur mon projet, mais aussi en me proposant des opportunités réseau et business, comme en juin lors de l’OpenLab avec Boehringer Ingelheim. Un autre exemple d’aide que j’ai reçu, c’est celui de ma participation en tant que start-up à un concours d’admission (Grand Bain), pour lequel les candidats travaillaient en équipe sur une problématique de mon entreprise. IRIIG me permet de challenger mon projet, mais aussi de me challenger moi, et de faire mûrir mon projet tout en continuant de le mettre en avant, même après l’obtention de mon Executive MBA.

 

  • Peux-tu décrire IRIIG en trois mots-clés ?

Trois mots-clés ? Je vais miser sur la spontanéité : « accélérateur », « écosystème », et pour finir « ouverture d’esprit ».

 

  • Quel a été le conseil le plus marquant que tu aies reçu à IRIIG ?

Un d’eux me vient assez spontanément à l’esprit, il vient de Stephan, et c’est qu’en tant qu’entrepreneur, il faut savoir prendre des risques tout en les mesurant. Ce conseil m’a marqué, puisqu’être créateur, c’est quelque chose d’assez compliqué : on a souvent des doutes, des peurs, et je trouve cette phrase assez rassurante. Elle vous invite à vous lancer, tout en ayant une réflexion préalable, mais aussi à faire des choix, et à les assumer.

 

  • Quels conseils donnerais-tu à un candidat à l’Executive MBA d’IRIIG ?

Ce que je lui conseillerais, ce serait vraiment de venir visiter le lieu, rencontrer l’équipe, créer un premier lien avec l’écosystème. Quand je suis venu ici la première fois, j’en suis ressortie l’esprit plus clair, après des échanges avec Stephan et Martial. Si je pouvais lui dire autre chose, ce serait de ne pas avoir peur d’être incertain. C’est normal de démarrer avec des doutes, et l’Executive MBA nous permet de lever ces doutes. S’ils ne sont pas tous effacés à la fin de l’année, on se rend tout de même compte de l’immense pas qu’on aura fait grâce à IRIIG !

 

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