Les Jeudi de l'Innovation IRIIG (JeDII) : Calculer l'innovation idéale

Les Jeudi de l'Innovation IRIIG (JeDII) : Calculer l'innovation idéale

Calculer l’innovation idéale  

Sébastien Déchaux Directeur Innovation et déploiement projets chez Dynergie 

Approche par l'impact pour stimuler l'innovation 

La conférence JEDII, animée par Sébastien Déchaux, a commencé par une introduction expliquant le concept de l'approche par l'impact, une méthode visant à trouver l'innovation optimale dans un système, comme par exemple, une activité d'une entreprise. 

Sébastien a présenté les étapes suivantes pour mettre en œuvre cette approche : 

1) Déterminer l'idéal fonctionnel (effets produits) : Cette première étape implique de se demander, pour chaque utilisateur du système actuel, quelle serait la fonctionnalité idéale qu'il devrait pouvoir réaliser. En d'autres termes, qu'est-ce qui rendrait l'expérience utilisateur la plus satisfaisante possible ? Cette question aide à définir clairement les objectifs de l'innovation. 

2) Trouver des solutions individuelles : La deuxième étape consiste à décomposer fonctionnellement le système global en sous-problèmes plus gérables. Cette décomposition continue jusqu'à ce que des solutions connues ou triviales apparaissent. En subdivisant le problème global, on peut identifier et appliquer des solutions spécifiques pour chaque sous-problème. 

3) Fabriquer un tout : Une fois que les solutions individuelles ont été trouvées, la dernière étape consiste à assembler ces solutions en un tout cohérent. L'objectif est de maximiser les impacts favorables pour tous les utilisateurs et de favoriser une propagation réussie de l'innovation à travers tous les utilisateurs du système. 

 

L’approche par l'impact proposée par Sébastien Déchaux offre une stratégie méthodique pour stimuler l'innovation dans un système ou une activité d'entreprise. Elle encourage à envisager l'idéal fonctionnel, à trouver des solutions aux sous-problèmes individuels et à assembler ces solutions pour créer un système innovant qui maximise l'impact positif pour tous les utilisateurs. 

 

Se mettre au design par l'impact 

Dans cette partie de la conférence, Sébastien Déchaux a expliqué comment les participants peuvent commencer à intégrer le design par l'impact dans leur pratique. Il a décrit trois niveaux de maîtrise : 

1) Les principes fondamentaux : Ces principes sont les bases qui permettent déjà de réfléchir différemment. Ils constituent le premier pas vers une compréhension plus approfondie du design par l'impact. 

2) L'identification des paramètres et les principes de l'impact global : Le deuxième niveau implique d'identifier les différents paramètres qui jouent un rôle dans l'impact global d'une conception. Comprendre ces paramètres et les principes de l'impact global est essentiel pour l'application efficace du design par l'impact. 

3) La mise en équation des paramètres et l'utilisation de la fonction d'impact : Le niveau de maîtrise le plus élevé consiste à traduire les paramètres identifiés en équations et à utiliser la fonction d'impact. Cette étape requiert une compréhension approfondie et une application compétente du design par l'impact. 

 

Pour commencer à intégrer le design par l'impact dans sa pratique, Sébastien Déchaux recommande les approches suivantes : 

- Distinguer réalité et perception : Il est essentiel de comprendre que la réalité objective d'une situation peut différer de la façon dont elle est perçue. Le design par l'impact tient compte de cette distinction. 

- Penser en matière d'utilisation plutôt qu'en matières de transactions : Plutôt que de se concentrer sur les transactions individuelles, il est préférable de penser à la façon dont un produit ou un service est utilisé dans son ensemble. Cela permet d'obtenir une vision plus globale et plus complète. 

-  Penser en matière de différence faite plutôt qu'en termes absolus : Il s'agit de prendre en compte l'impact réel d'une conception, en se concentrant sur les différences qu'elle fait, plutôt que sur des mesures absolues. 

Pour intégrer le design par l'impact, il est important de comprendre et de mettre en œuvre ses principes fondamentaux, d'identifier les paramètres pertinents et de comprendre l'impact global, puis de mettre en équation ces paramètres et d'utiliser la fonction d'impact. 

Les principes du modèle de l'approche par l'impact - Dissociation entre réalité et perception consciente 

Un principe clé du modèle présenté par Sébastien Déchaux réside dans la distinction entre réalité et perception consciente. Ce modèle opère sur deux niveaux : la couche de réalité et la couche de conscience. 

La couche de réalité décrit les transformations et leurs effets physiques sans implication d'objectifs spécifiques. Dans cette couche, des phénomènes se produisent dans le monde physique, indépendamment de la manière dont ils sont perçus. Il est important de noter que certains événements ou phénomènes qui se produisent dans la réalité peuvent ne pas être perçus par tous les individus. 

La couche de conscience, en revanche, décrit les utilisations d'un système et leurs conséquences telles qu'elles sont perçues par une conscience individuelle. Cette perception est nécessairement influencée par l'objectif et le contexte spécifique de l'individu. Il peut donc y avoir une divergence entre ce qui est perçu et ce qui se passe réellement dans la réalité. 

 

En d'autres termes, il existe un écart entre la réalité objective et la perception consciente, et c'est dans cet écart que l'approche par l'impact opère. Reconnaître et comprendre cette distinction est essentiel pour mettre en œuvre efficacement le design par l'impact. 

Je comprends. Il s'agit d'appliquer le concept de dissociation entre réalité et perception consciente à un exemple spécifique. Voici comment je pourrais intégrer cet exemple à notre compte rendu : 

 

Illustration du concept de dissociation entre réalité et perception consciente 

Pour illustrer ces principes du modèle de l'approche par l'impact, Sébastien Déchaux a présenté un exemple concret : l'élaboration d'un cahier des charges pour améliorer la perception et l'efficacité du nettoyage des locaux de travail. 

L'analyse a permis d'identifier les facteurs limitants et les opportunités de changement correspondants, aboutissant à la construction du cahier des charges de la solution à mettre en place. Voici les trois meilleures opportunités identifiées : 

1) Créer un filtre de perception : La solution devrait permettre aux travailleurs de prendre conscience que les locaux sont nettoyés régulièrement et de comprendre les conséquences positives de ce nettoyage sur leur bien-être au bureau. Cette mesure vise à combler l'écart entre la réalité du nettoyage (réalité) et la perception qu'en ont les travailleurs (conscience). 

2) Permettre le signalement de tout dysfonctionnement immédiatement : Il serait utile de disposer d'un système permettant de signaler tout problème lié au nettoyage, quel que soit l'endroit ou le sujet. Cela permettrait d'assurer que les problèmes réels (réalité) sont rapidement portés à l'attention de tous (conscience), évitant ainsi des perceptions erronées ou des problèmes non signalés. 

3) Permettre la reconnaissance du travailleur envers l'agent de nettoyage : Enfin, la solution devrait permettre aux travailleurs d'exprimer leur reconnaissance envers les agents de nettoyage, même s'ils ne se croisent pas physiquement. Cette mesure vise à augmenter la visibilité et l'appréciation du travail de nettoyage (réalité), améliorant ainsi la perception consciente des travailleurs et créant une atmosphère de respect et de reconnaissance. 

 

La conférence de Sébastien Déchaux a mis en évidence l'importance de l'approche par l'impact dans l'innovation et la conception de systèmes. Cette approche, qui implique une réflexion approfondie sur la réalité et la perception consciente, permet de développer des solutions plus efficaces et centrées sur l'utilisateur. L'exemple concret du cahier des charges pour améliorer la perception et l'efficacité du nettoyage des locaux de travail a illustré comment ces concepts peuvent être appliqués en pratique. Dans l'ensemble, la conférence a fourni des outils précieux pour penser différemment et agir de manière plus impactante dans l'innovation et la conception de systèmes.  

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IRIIG vous explique quelle est la différence entre un titre RNCP et un Grade de Master !



Les titres RNCP de niveau 7 sont des certifications équivalentes à un Bac+5 et sont reconnus par l’Etat Français et le Ministère du Travail. Le Grade de Master, quant à lui, relève de la compétence du Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.
La Commission d'évaluation des formations et diplômes de gestion (CEFDG) dépend de ce ministère et évalue les programmes des établissements d’enseignement supérieur privé pour les autoriser à délivrer le grade de licence ou de master, exigeant notamment qu’au moins 50% du corps professoral permanent détienne un doctorat.

Une des spécificités d’IRIIG est de fournir à ses étudiants une expérience concrète du monde professionnel non compatible avec ce ratio de 50%, avec des interventions assurées par les meilleurs professeurs de la région mais surtout par des experts reconnus, des entrepreneurs et de vrais dirigeants en activité. Ils peuvent ainsi enseigner à nos élèves la réalité opérationnelle de l’entreprise.

Un titre RNCP obtenu à IRIIG atteste de l'acquisition de compétences, d'aptitudes et de connaissances en adéquation avec les besoins du marché du travail d’aujourd’hui et surtout de demain.

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